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VAGUE DE SUICIDES A LA DGFIP - ADRESSE AU DIRECTEUR DEPARTEMENTAL DE L’ISERE

VAGUE DE SUICIDES A LA DGFIP - ADRESSE AU DIRECTEUR DEPARTEMENTAL DE L’ISERE du 10/07/2025

Non ! Ce n’est malheureusement pas nouveau que des agents des finances publiques souffrent au travail !

Les mêmes alertes sont formulées depuis de longues années sur le fait que des recrutements en nombre adapté sont nécessaires pour que les conditions de travail soient bonnes, que les missions soient correctement remplies, et dans un cadre plus large, que le rôle de notre administration soit efficace pour la nation.

La DGFIP est l’administration qui finances toutes les autres, et pourtant, elle est celle dont les effectifs ont le plus baissé dans la fonction publique ces dernières années (- 31.476 postes depuis 2008).

La comparaison avec ORANGE / FRANCE-TELECOM est même devenue un poncif.

SUICIDES A LA DGFIP - ADRESSE AU DDFIP 38 du 10/07/2025 - Document numérique complet

Et nous pensons que nos interlocuteurs ont une bonne connaissance du terrain pour reconnaître et mesurer nos alertes multiples.

Mais la volonté n’est malheureusement pas présente pour réellement agir sur les causes structurelles et organisationnelles du mal-être au travail.

C’est ainsi que nous avions adressé un propos inquiet à Mme VERDIER au moment où elle a pris la direction de la DGFIP (voir plus bas*).

Sa réaction étonnée et contrariée de nous entendre parler de « maltraitance permanente des agents et des contribuables » nous a également étonnés et contrariés.

Comment ne pas concevoir que des personnes souffrent lorsqu’elles n’ont pas le temps de tout faire, mais que les objectifs les y contraignent quand même !

Mme VERDIER nous avait alors rappelé que notre administration est multicanale, ce à quoi nous avons répondu que les canaux étaient bouchés ! Nous savons bien que les appels sont soit non répondus par manque de personnels, soit non satisfaits car mal ciblés, et qu’un accueil téléphonique ou par messagerie ne remplace pas toujours un accueil physique ! Ce qui conduit à une perte de motivation des professionnels que nous sommes.

Encore tout récemment, à l’ouverture du CSAL du 28 mai dernier, après-midi, nous avons évoqué devant vous le fait que Le suicide est le signe d’une destruction et d’un dérèglement profond du collectif de travail. (voir document plus bas**)

Nous en sommes réduits à penser que les enjeux majeurs ne sont pas d’éviter la souffrance au travail et le suicide d’agents, et que les vrais enjeux majeurs, eux, sont préservés au-delà de toute cohérence et de tout respect de la vie.

Nous en sommes réduits à penser que notre administration considère que la souffrance au travail et les cas de suicide au travail ne font pas partie des objectifs prioritaires. Alors que nous pensons qu’ils doivent être considérés comme des enjeux majeurs !

Nous en sommes réduits à penser que les enjeux majeurs, selon la direction, ne sont pas les cas de suicide ou de souffrance au travail.

À l’article du Monde, la réaction de Mme VERDIER n’a d’ailleurs pas été à la hauteur puisque sa proposition est de « généraliser les formations aux premiers secours en santé mentale ». Ce qui est une façon non pas de résoudre le problème en amont, mais de pallier aux conséquences des mauvaises conditions de travail, et de reporter une part de responsabilité sur les collègues ! Comme d’habitude, on renvoie chaque agent à sa responsabilité individuelle pour trouver une solution à un problème structurel.

Alors que faire ?

Continuer comme ça ?!

• Nous vous demandons de traiter nos services publics comme il se doit : en respectant la stabilité nécessaire à l’organisation. Nous ne sommes pas une entreprise dont on doit sans cesse remanier l’organisation pour gagner en productivité.

• Nous vous demandons instamment d’informer l’échelon national de nos revendications :
STOP AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS ! STOP AUX REFORMES PERMANENTES ! STOP au COM 2023/2027 qui prévoit encore 1600 suppressions d’emplois !

• Nous vous demandons de couvrir les vacances de postes et de pourvoir chaque année aux besoins adaptés en nombre de personnels.

• Nous vous demandons aussi la reconnaissance digne de notre travail, financièrement parlant, notamment par la revalorisation de 20 % de notre point d’indice.

• Nous revendiquons également de reconquérir le prestige d’antan de notre administration.
Quelle désolation de voir nos locaux se dégrader, nos conditions d’accueil se réduire, nos conditions de travail se détériorer au point de ne plus être dignes de notre administration, quel malheur de devoir s’habituer à une qualité médiocre d’exercice !
Notre parc immobilier a fondu, nos effectifs ont diminué, et pourtant, on ne maintient pas un niveau de financement correct de nos outils.


La section départementale CGT Finances Publiques de l’Isère.

Article publié le 18 juillet 2025.


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