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Imposons notre réforme !

Les prétentions inacceptables du Medef et du gouvernement d’augmenter d’ici 2016 le temps de travail de chaque salarié de 2 ans sur 40 ans se traduirait par autant d’emploi en moins, 5% environ :

  • soit un million de jeunes qui n’accèderont pas à leur premier emploi
  • 200 000 chômeurs supplémentaires à indemniser
  • c’est un coup dur contre la santé des travailleurs, leur espérance de vie
  • c’est la poursuite de l’abaissement du montant des pensions

Gagnons une réforme socialement juste et économiquement efficace !

Des retraités ayant un bon pouvoir d’achat, des jeunes avec un emploi reconnaissant leurs qualifications, des services publics à la hauteur des demandes sociétales, cela donnerait un autre élan économique que celui engendré par la situation sociale actuelle : 5 millions de salariés privés d’emploi ou en très grande précarité et 9 millions de retraités (tous régimes confondus) vivant avec moins de 1 000 € mensuels !

Pour garantir durablement le financement des retraites, la CGT propose une réforme de leur financement.

Les principaux éléments de cette réforme seraient les suivants :

  • mettre fin aux exonérations de cotisations patronales (32 milliards d’euros d’exonérations sociales)
  • faire cotiser sur l’intéressement, la participation et l’épargne salariale qui font perdre plusieurs milliards d’euros tous les ans aux retraites (évalués à 10 milliards par la cour de comptes d’euros de manque à gagner en 2009)
  • instituer une contribution sur les revenus financiers des entreprises, intérêts et dividendes

L’ensemble de ces mesures permettraient, en contribuant à un nouveau plein emploi et en apportant des ressources nouvelles, de dégager les 5 à 6 points de PIB nécessaires d’ici 2050 pour garantir de bonnes retraites.

Instituer une modulation des cotisations employeurs à partir de deux facteurs :

  • La part des salaires dans les richesses produites : le taux de cotisation serait plus faible pour les entreprises dans lesquelles la part des salaires est élevée, par exemple dans le bâtiment et travaux publics ; à l’inverse, elle serait plus importante quand elle est faible comme dans la pétrochimie ou l’immobilier.
  • La politique d’emploi des entreprises : le taux de cotisation serait plus faible pour les entreprises qui créent des emplois, et plus fort pour celles qui ne cessent d’en détruire.

Article publié le 9 septembre 2010.


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