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Autres choix pour la réforme de la Sécurité sociale

Pour permettre le progrès de la santé, garantir un système solidaire de Sécurité sociale, pour les générations actuelles et à venir, la Cgt affirme que d’autres choix sont possibles :

  • le droit à la santé pour tous comme droit inaliénable pour chaque être humain dans la société, à l’entreprise, dans son cadre de vie... ;
  • un financement équitable, solidaire, favorisant le social, l’emploi, les salaires... La Cgt est favorable à une réforme en profondeur du système de financement de la Sécurité sociale, favorisant les entreprises qui développent l’emploi et une véritable politique salariale au détriment des grands groupes qui affichent des résultats exceptionnels au détriment de l’emploi bien rémunéré qui apporterait des recettes nouvelles à la Sécurité sociale ;
  • la Cgt est opposée aux exonérations de cotisations et propose la mise en place d’un fonds de garantie alimenté par les entreprises pour compenser les dettes patronales ;
  • elle revendique la taxation des revenus financiers et de l’ensemble des rémunérations exonérées de cotisations sociales ;
  • une prévention de haut niveau. La loi Douste-Blazy, comme la convention médicale de janvier 2005, fait globalement l’impasse sur la prévention et sur l’éducation à la santé comme elle fait totalement l’impasse sur la santé au travail.

La Cgt propose d’agir pour :

  • une politique de santé plus préventive au travail et dans la société : la reconnaissance de tous les accidents du travail et des maladies professionnelles (dont les cotisations sont assurées par les employeurs) ;
  • une tarification de ces cotisations accidents du travail et maladies professionnelles qui stimule la prévention des risques pour la santé en rendant la « réparation » plus chère (coût à payer par les employeurs).
  • une offre de soins de qualité. Bon nombre de régions rurales, de villes périurbaines notamment, ont un manque crucial de professionnels de santé ce qui pose la question d’un accès aux soins de proximité pour une partie grandissante de la population ;
  • une meilleure organisation du système de santé et l’attribution de moyens humains et matériels à l’hôpital public pour lui permettre de remplir sa mission de service public.

La Cgt formule trois exigences :

  • gérer réclame une légitimité forte et reconnue validée par des élections ;
  • cette gestion doit s’exercer au sein d’un conseil d’administration et non dans le cadre d’une structure telle qu’instituée par la réforme qui renforce le rôle de l’Etat ;
  • les partenaires sociaux doivent élaborer le budget, puis le négocier avec l’Etat, avant son adoption par le parlement.

Article publié le 9 septembre 2005.


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