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Les représentants du Conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales, toutes tendances confondues, accompagnés des présidents des Caf d’Ile de France, ont été reçus une nouvelle fois, sur la demande de la Présidente de la Cnaf, le 25 mai en fin d’après-midi, par le cabinet du ministre de la Solidarité et de la Famille.
Les nouvelles ne sont pas bonnes, ni pour les personnels, ni pour les allocataires, ni pour les partenaires des Caf, en particulier les associations et les municipalités.
Une perte de 1 500 emplois minimum est toujours exigée par le gouvernement tout comme le sacrifice de l’action sociale des Caf.
En effet, pour maintenir l’ensemble des interventions sociales des caisses et pour répondre aux besoins de financement de fonctionnement des équipements petite enfance, pour lesquels la branche Famille de la Sécurité sociale a investi des sommes importantes, l’évolution du Fonds national d’action sociale (Fnas) devrait se situer aux alentour de 12%/an.
Les services de l’Etat et le Ministre campent sur 7 à 8 % d’évolution, quant au ministère des Finances, il exige une limitation autour de 4% !
L’ensemble du réseau des Caf est très inquiet et révolté face à de telles coupes sombres alors même que les besoins sociaux s’expriment y compris dans la détresse d’un nombre toujours croissant d’allocataires. Ils saisissent partout les préfets et les élus locaux pour les alerter et demander leur intervention auprès du gouvernement
Cette attitude révèle le double langage du gouvernement. D’un côté, il commande des rapports pour la prochaine Conférence de la Famille qui mettent en exergue les besoins pressants en matière de développement des modes d’accueil pour une articulation de la vie professionnelle et familiale qui permette aux femmes de maintenir leur engagement professionnel, et de l’autre il refuse les moyens de cette politique.
La commission Hirsch insiste sur l’aspect vital pour les ménages pauvres et très modestes d’accéder à l’emploi durable pour se sortir, avec leurs enfants, de la pauvreté. Le rapport propose la création d’un service public de la petite enfance, seul à même de donner aux mères en situation fragile et précaire la possibilité d’accueillir leurs enfants, rejoignant en cela les demandes répétées de la Cgt.
La branche Famille joue un rôle essentiel pour la solvabilisation des parents salariés et des gestionnaires d’équipements dans le cadre de l’accueil des jeunes enfants.
Le gouvernement doit donc s’engager d’urgence dans la signature d’une convention d’objectifs et de moyens, qui permette aux Caf de remplir tous leurs engagements sociaux et de rendre le meilleur service public aux familles et aux allocataires.
Déclaration des administrateurs de la Cgt de la Cnaf
Article publié le 26 mai 2005.