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Avec le premier tour de la présidentielle le 22 avril prochain, notre pays entre dans un cycle électoral qui s’achèvera avec les législatives le 17 juin. Ces élections politiques constituent, à l’évidence, un moment important de la vie démocratique.
La CGT qui est indépendante de tout parti politique, au contraire de ce qui est d’usage dans d’autres pays européens, n’a aucune consigne de vote à donner. Toutefois, elle estime cependant qu’au regard de la gravité de la situation actuelle et des conséquences des choix politiques qui devront être faits par le prochain gouvernement, elle ne saurait rester neutre.
Les salariés, qu’ils soient de droit privé ou agents publics, connaissent le bilan du président sortant fait de reculs sociaux et de casse des services publics au profit des puissances financières et des actionnaires.
Les discours réchauffés sur la revalorisation du travail et la défense du pouvoir d’achat ne trompent personne. Il est certain que sa réélection aggraverait ces reculs, remettant fondamentalement en cause notre modèle social.
Ce dont notre pays a besoin, c’est d’une politique fondamentalement différente, assurant une autre répartition des richesses, une rénovation et un renforcement des services publics et de la Fonction publique, plus de droit d’intervention pour les salariés…
De telles perspectives ne sont portées ni par le président sortant, ni par la candidate du front national qui exploitent les désarrois sociaux pour faire avancer des thèses réactionnaires faites de xénophobie et de repli identitaire.
Au delà de ces élections politiques, le monde du travail doit savoir que seule sa mobilisation fera changer radicalement la donne.
UGFF - Fonction Publique 02/2012
Article publié le 24 avril 2012.